LA VILLE INSOLITE

Les îles Purpuraires, réserve ornithologique

Au large d’Essaouira, les îles Purpuraires sont connues depuis l’Antiquité. Des fragments de poterie et de céramique remontant au VIIe siècle av. J.C. ont été retrouvés, attestant de la présence des Phéniciens.
Elles tirent leur nom de la pourpre, extraite d’un coquillage, le murex. Appliquée en teinture, elle donne au tissu une couleur rouge vif avec des reflets variant du bordeaux au violet. Le rouge étant dans l’Antiquité symbole de la puissance temporelle et spirituelle, la couleur pourpre était très appréciée et recherchée par l’aristocratie romaine.
Ce petit archipel est composé de deux îles principales et de minuscules îlots. La plus grande de ces îles s’étend sur 30 hectares. Baptisée « Ile du Pharaon », elle abrite une prison désaffectée construite à la fin du XIXe siècle, ainsi qu’une mosquée et une importante fortification.
Désormais inhabité, cet archipel, qui a connu la gloire grâce à l’industrie de la pourpre, fait le bonheur des volatils. Réserve ornithologique, il offre un refuge aux mouettes, goélands, et à une espèce rare, le faucon d'Éléonore. Ce rapace protégé vient s’y reproduire d’avril à octobre, avant de repartir vers Madagascar. Le site est aujourd’hui fermé au public, mais depuis la plage d’Essaouira, il est toutefois possible d’observer le rapace à la jumelle, surtout le soir.

Sur les traces de Jimi Hendrix et cie

Au milieu de l’été 69, Essaouira reçoit un hôte inattendu : Jimi Hendrix, alors au sommet de sa gloire, subit plus que jamais les affres de la célébrité. Il décide de donc de prendre quelques jours de vacances et s’envole pour le Maroc. C’est à Essaouira qu’il ressent la fraîcheur des alizés. Il s’installe à l’hôtel Pacha, aujourd’hui renommé Riad Al Madina. Son séjour fut bref, puisqu’il le festival de Woodstock l’attendait déjà. Ce séjour éclair mais légendaire marquera à jamais l’histoire de la ville.

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